La revue de presse internationale vue et corrigée par l'Idiot provincial chez Me Gilbert Collard

 Un monde fou ?

Publié le 31-07-2009

Un beau texte de Mazin Qumsiyeh, Palestinien vivant aux Etats-Unis et actuellement en Palestine.
Merci à ISM pour la traduction.
Par Mazin Qumsiyeh

La vieille route qui va de Jérusalem à Hébron (maintenant d’Hébron au mur près de Bethléem) était envahie par peut-être plus de 200 forces spéciales armées. Pas israéliennes, mais la « sécurité » palestinienne. J’allais chercher un ami au camp de réfugiés de Dheisheh pour aller manger du Knafah (un gâteau palestinien). Tous les 10 mètres, sur une longueur de plus d’un kilomètre, il y avait ces hommes de la sécurité. De jeunes gens, entre 18 et 24 ans. L’ « Autorité Palestinienne » dépense la plus grosse partie de son budget non pas en soins de santé ou pour l’éducation, ou autres besoins, mais pour la sécurité.

On nous a dit que le Président Abbas venait dans le secteur (soit aux quartiers généraux d’Al-Muqata’a, soit au « Palais présidentiel » dans la région d’Artas, très près d’une colonie israélienne). Pour faire place au long cortège officiel, les voitures garées avaient été enlevées des rues. La police a mis du temps à laisser reprendre le trafic et les voitures à se garer à nouveau. Se garer devant la pâtisserie n’a pas été facile, et je pense que je n’y suis arrivé qu’après que le propriétaire ait donné du Knafah gratuit aux policiers en poste. Personne ne sait pourquoi les rues ont été fermées, ni pour quelle occasion de tels dignitaires sont venus dans notre petite ville de Bethléem (ou plutôt le Ghetto 12).

Après le Knafah, nous avons visité le village assiégé de Tqu’, juste à deux kilomètres au sud-ouest de Bethléem, et nous avons vu le désespoir de ces villages, qui ne reçoivent jamais de visites présidentielles. Tqu’, comme des dizaines d’autres villages, est assiégé par les colonies exclusivement pour Juifs, qui ont pris la plus grande partie de ses meilleures terres et des ressources en eau. Les colonies de Tekoa, El David et Nodekim (où habite Avigdor Lieberman) sont construites sur les terres du village. Les ressources en eau ont été confisquées et le village doit acheter son eau à la compagnie israélienne qui, depuis quelques 40 ans, pille les puits du village.

Près de l’entrée et d’un des puits, ma voiture a été arrêtée à un checkpoint israélien volant et un gosse (peut-être Russe) en sueur et hors de son élément, portant des habits épais et un fusil plus lourd que lui, m’a demandé de sortir de la voiture, d’ouvrir le coffre, etc.

Nous avons rendu visite à un père de 10 enfants, qui vit bien en-dessous du seuil de pauvreté, mais d’une dignité et d’une générosité légendaires de la part des villageois si simples et décents.

Le chômage est rampant et certains villageois sont obligés de travailler dans les colonies, simplement pour survivre. Mais cette famille dit qu’ils préfèrent crever de faim. Les colonies ont tout ce dont elles ont besoin en eau, infrastructures, et soutien du gouvernement israélien (et de nouveaux immeubles, nonobstant la rhétorique vide d’Obama). Ce train de vie somptueux rappelant la Californie du sud, à quelques centaines de mètres d’une incroyable pauvreté créée par l’homme, est emblématique des pires formes d’apartheid et de cruauté humaine vis-à-vis des frères humains.

Sur des terres volées, et utilisant de l’eau volée, ils ont même un parc aquatique pour Juifs qui surplombe le désert (on voit la Mer Morte et la Jordanie) attirant des colons des deux côtés du mur d’apartheid. Ah oui, au fait, les trois colonies sont du soi-disant côté palestinien du mur !!

J’en avais assez vu pour la journée et sur la route du retour à Beit Sahour, je me suis consolé en allant sur le site des ruines d’un château que le tyrannique roi Hérode a fait construire près de Tqu’ il y a 2000 ans. Lui et son régime brutal ont disparu depuis longtemps, alors que les indigènes (la peau foncée et beaux, on retrouve les descendants cananéens dans les gens de Tqu’) sont toujours là. J’aimerais que les dirigeants palestiniens auto-déclarés aillent à Tqu’ et dans les autres villages assiégés.

Le système fou d’apartheid qui s’est déchaîné ici au cours des 127 dernières années est en train de produire quelques aberrations réellement inquiétantes au-delà de la triste histoire de Tqu’ et des villages comme lui. L’intensité de ces aberrations a augmenté récemment, manifestations finales des idéologies racistes de “peuple élu” (et nous contre eux) qui se manifestent dans le sionisme. C’est tous les jours que ces inquiétantes aberrations surviennent : des juifs ultra-orthodoxes caillassant des voitures à Jérusalem samedi (blessant 4 personnes) lors d’une émeute qui ne sera pas réprimée par des ordres de démolition de maisons ou des détentions administratives (et encore moins avec les balles caoutchouc-acier ou réelles) auxquels sont confrontés les Palestiniens régulièrement. L’incident sera peu couvert par les médias occidentaux (qui s’autocensurent à cause des sympathies sionistes). Des ultra-sionistes créent une nouvelle colonie en dépit d’Obama et l’appellent, tenez-vous bien, « Obama » !! Le ministère israélien des transports va changer les panneaux indicateurs pour afficher plus de noms « juifs » (hébreux), même quand ils sont écrits en arabe. Ainsi Nazareth (en anglais) et An-Nasreh (en arabe) seront effacés au profit de la version hébraïque Notsrim. Pareil pour Al-Quds/Jerusalem, qui s’appellera donc Yerushalaym (ironie, cette dernière appellation est un vol/distorsion du nom araméen-cananéen de la ville Ur-Salem, la maison de Salem, le Dieu cananéen de la Paix). Le ministère israélien des affaires étrangères recrute des légions de commentateurs pour parcourir les blogs et les commentaires, et faire passer Israël pour le bon, et les Palestiniens pour les méchants.

Israël, qui a kidnappé des Internationaux dans une action de piraterie d’Etat dans les eaux internationales (alors qu’ils faisaient route pour Gaza), a donné la permission à l’Egypte de laisser entrer le même groupe à Gaza (mais pour une journée). Les civils de Gaza continuent de mourir à cause du siège, qui est un crime de guerre et un crime contre l’humanité, pourtant peu de gens influents protestent. Il est aussi absurde que la « direction » palestinienne n’ait pas le courage de se dresser au-dessus des mesquineries (entre les gens au Fatah et entre le Hamas et le Fatah, sans parler de l’auto-marginalisation des autres groupes), ou de se dresser au-dessus des pièges d’une « autorité » imaginée pour se tenir aux côtés de notre propre peuple (c’était quand, la dernière fois qu’un « dirigeant » a été arrêté alors qu’il bloquait un bulldozer ou protégeait une famille de l’expulsion ?).

Pendant ce temps, les procureurs israéliens ont tranquillement abandonné les poursuites contre un colon qui a tiré à bout portant sur deux Palestiniens parce que la défense a menacé de demander aux services israéliens de sécurité d’exposer ce qu’ils considèrent comme des informations nuisibles à la sécurité d’Etat (je parie que l’information, c’est que le prévenu, comme les autres colons racistes, et les services de la sécurité d’Etat font équipe). Un autre tribunal a libéré un colon qui a tiré sur un Palestinien (sur la terre palestinienne) prétendant que le Palestinien non armé « semblait le menacer ». L’ « Autorité » palestinienne (dont les autres autorités sont très limitées) a interdit la chaîne de télévision Al-Jazeera, puis l’a dés-interdite (du moins répondent-ils à quelques pressions). Les responsables Hamas et Fatah continuent de détenir des centaines de prisonniers du camp opposé (mais un seul soldat de l’occupation israélienne, dans les mains du Hamas).

Entre temps, les autorités israéliennes d’occupation continuent de « moissonner » des Palestiniens « recherchés », poussant les choses à l’extrême en participant à des manifestations, aidant à couper les grilles de l’apartheid et incitant les manifestants à faire usage de la violence, puis arrêtant ceux qui sont tombés dans le piège (comme cela s’est produit à Ni’lin la semaine dernière). Et le criminel de guerre et ex-premier ministre déshonoré du régime d’apartheid (Olmert) a le culot (Chutzpah) d’écrire et de publier un article dans le Washington Post intitulé (ce n’est pas une plaisanterie) : « Comment parvenir à une paix durable : arrêtez de faire une fixation sur les colonies » !

Peut-être que tout cela cadre avec la situation mal nommée appelée « le syndrome Jérusalem ». Peut-être que comme la grippe A (mais bien plus mortelle), c’est devenu une pandémie qui se répand dans le monde entier. Obama, comme Condy Rice avant lui, l’a attrapée et s’est mis à gémir et à murmurer des bêtises (Condi : « Nous disons qu’Israël doit se retirer des villes, et nous parlons sérieusement ! ». Obama : « Nous disons qu’Israël doit geler l’activité de colonies, et nous parlons sérieusement ! »). Nous parlons sérieusement en donnant à Israël des milliards sur nos impôts, c’est clair… Le Premier ministre du Canada soutient honteusement une entité raciste appelée « Fonds National Juif » (imaginez un « fonds national blanc » qui prend des terres pour en expulser toutes les personnes de couleur). Etc. etc.

Les quelques personnes saines (ou du moins plus saines que la moyenne, ici, au pays de l’apartheid) se sont rassemblées pour essayer de contrer le système (voyez par exemple : « Israel soldiers speak out on Gaza » ou la vidéo « Israel’s Lonesome Doves », mais ce n’est pas facile quand vous nagez à contre-courant et que vous êtes encerclés par des requins qui nagent dans l’autre direction, vous bloquant et vous mordant à la moindre occasion.

Heureusement, quelques personnes saines existent, et d’autres se réveillent tous les jours. J’en rencontre tous les jours. Je viens de donner une conférence à un groupe de 40 jeunes gens brillants et curieux venus du monde entier, et leur compréhension de la situation est stupéfiante.

« Notre stratégie ne devrait pas être seulement de confronter l’empire, mais de l’assiéger. Le priver d’oxygène. Lui faire honte. Le ridiculiser. Avec nos peintures, notre musique, notre littérature, notre entêtement, notre joie, notre ingéniosité, notre intransigeance – et notre capacité à raconter nos propres histoires. Des histoires différentes de celles avec lesquelles on essaie de nous laver le cerveau. L’empire s’effondrera si nous refusons d’acheter ce qu’il vend – ses idées, sa version de l’histoire, ses guerres, ses armes, sa notion d’inévitabilité. Rappelez-vous ceci : Nous sommes nombreux et ils sont peu. Ils ont besoin de nous plus que nous avons besoin d’eux. »

« Un autre monde est non seulement possible, il est en route. Les jours calmes, je peux l’entendre respirer. »

Ces deux citations sont de Arundhati Roy.

Mazin Qumsiyeh

(Traduit par MR pour ISM) CAPJPO-EuroPalestine

Boycott AHAVA : nouvelle opération bikinis à Washington

 

Publié le 1er-08-2009

Des dizaines de femmes en bikini, de l’association anti-guerre et anti-occupation Code Pink* ont manifesté, mercredi dernier, devant les magasins de cosmétiques de Washington vendant des produits de la marque AHAVA, étiquetés "Israël" et provenant de la colonie de Mitzpe Shalem en Cisjordanie.

 

La boue sur leur corps illustre leur slogan "Ahava is a dirty business" (Ahava est un sale commerce)

 

Code Pink souligne que la firme qui promet de partager "les secrets de beauté de la mer morte", cache surtout la honteuse vérité : ses produits viennent des ressources naturelles volées aux Palestiniens, sur leurs territoires.

Les manifestantes entrent régulièrement dans les magasins américains qui proposent ces produits de l’occupation, pour informer la direction de leur caractère immoral, et de la violation des Conventions de Genève que constitue leur vente. Elles demandent l’arrêt de leur commercialisation.

 

* L’association, créée en 2002 par des femmes aux Etats-Unis, a choisi de s’appeler ’code rose", par dérision contre les noms d’opérations "anti-terroristes" : code orange, code rouge... donnés par l’administration Bush.

Souce : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3754920,00.html

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

L’exportation de gaz vers Israël provoque des remous en Egypte

 

Publié le 1er-08-2009

L’ex-ambassadeur égyptien Ibrahim Yousra a saisi la justice sur la question de la vente de gaz égyptien à Israël, rapporte le quotidien arabe en ligne " Al-Quds al-Arabi".

"L’Égypte ne produit déjà pas assez de gaz pour subvenir aux besoins intérieurs. Comment se fait-il qu’elle l’exporte à Israël à un prix inférieur au prix mondial ?", s’est offusqué cet octogénaire qui lutte contre les transactions secrètes Israël et l’Egypte, estimant que ceci est la preuve de l’état de mépris chez les responsables égyptiens à l’égard des intérêts du pays et de ses ressources naturelles.

"Al-Quds al-Arabi" souligne que c’est le journal économique israélien The marker, qui a révélé cette transaction concernant 12 milliards de mètres cube de gaz, qui aurait été signée par une société privée israélo-égyptienne EMG pour une durée de 17 ans, renouvelable pour cinq ans.

Pour certains, cette société ne serait qu’un cache-sexe du gouvernement égyptien.

CAPJPO-EuroPalestine

LE drapeau palestinien flotte dans les Pyrénées !

 

Publié le 30-06-2009

Le 21 juin dernier, un groupe d’alpinistes aragonais a grimpé sur l’Aneto, le toit des Pyrénées – 3404 mètres – où il a planté le drapeau palestinien en solidarité avec la lutte du peuple palestinien.

La cordée menée par le secrétaire des Verts d’Aragon, Jesus Valles, est montée par la voie de Llosas ( 3° degré de difficultés) et est redescendue par les lacs de Coronas. Il leur a fallu 14 heures, rapporte le journal "El Alto Aragon".

Deux familles palestiniennes ont été expulsées dimanche matin des maisons

où elles habitaient dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah à Jérusalem-est

Publié le 2-08-2009


Deux nouvelles familles palestiniennes ont été expulsées ce dimanche matin des maisons où elles habitaient dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est, afin que des familles juives israéliennes puissent s’y installer. Avec la bénédiction de la "Cour Suprème !

Dépêche AFP de ce jour :

Deux familles palestiniennes ont été expulsées dimanche matin des maisons où elles habitaient dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah à Jérusalem-est, a annoncé la police israélienne.

Cette mesure a été prise à la suite du rejet par la Cour suprême israélienne d’un appel présenté par ces deux familles contre l’ordre d’expulsion qui doit permettre l’installation de familles israéliennes, a-t-on ajouté de même source.

La police est entrée dans les deux bâtiments à l’aube et a déployé d’importants effectifs sur place pour réprimer d’éventuelles manifestations.

Cette mesure a été prise alors que les Etats-Unis, l’Union européenne et la Russie notamment ont dénoncé à la mi-juillet le projet de construction d’une vingtaine de logements destinés à des Israéliens dans un autre bâtiment de Cheikh Jarrah.

Cette opération est financée par l’homme d’affaires juif américain Irving Moskowitz, bailleur de fonds notamment de l’association nationaliste Ateret Cohanim qui veut "judaïser" la partie arabe de Jérusalem.

Pour exprimer son mécontentement, l’administration du président américain de Barack Obama avait convoqué au département d’Etat, l’ambassadeur d’Israël à Washington Michael Oren, pour entendre ses explications.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait rejeté ces critiques. "Nous n’acceptons pas que des juifs n’aient pas le droit de vivre et construire où que ce soit à Jérusalem-est", avait proclamé M. Netanyahu.

Cheikh Jarrah est l’un des quartiers arabes les plus prestigieux de Jérusalem-est. De nombreux de consulats étrangers (France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Suède) y sont installés dans des villas entourées de jardins.

En avril, une Organisation non gouvermentale israélienne, Ir Amim, spécialisée dans le suivi de la colonisation de la partie orientale de Jérusalem annexée par Israël en 1967, avait indiqué que la justice israélienne avait été saisie par une organisation de colons, Nahalat Shimon International, en vue d’obtenir l’expulsion des deux familles de Cheikh Jarrah.

Selon Ir Amin, cette décision s’inscrit dans un projet d’expulsion de centaines de Palestiniens de ce quartier.

En novembre, la police avait expulsé dans le même quartier la famille Al-Kurd, des réfugiés devenus le symbole du combat palestinien contre la colonisation israélienne.

Les Palestiniens, qui veulent faire du secteur oriental de Jérusalem la capitale de leur futur Etat, font valoir que la colonisation est le principal obstacle sur la voie de la paix.

Plus de 200.000 Israéliens sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-est, où vivent 270.000 Palestiniens.

Source :

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40007721@7-37,0.html

CAPJPO-EuroPalestine

Et il ne faudrait pas "discriminer" Israël ?

 

Publié le 2-08-2009

Deux nouvelles familles palestiniennes ont été expulsées ce dimanche matin des maisons où elles habitaient dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est, afin que des familles juives israéliennes puissent s’y installer. Avec la bénédiction de la "Cour Suprème !

Dépêche AFP de ce jour :

Deux familles palestiniennes ont été expulsées dimanche matin des maisons où elles habitaient dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah à Jérusalem-est, a annoncé la police israélienne.

Cette mesure a été prise à la suite du rejet par la Cour suprême israélienne d’un appel présenté par ces deux familles contre l’ordre d’expulsion qui doit permettre l’installation de familles israéliennes, a-t-on ajouté de même source.

La police est entrée dans les deux bâtiments à l’aube et a déployé d’importants effectifs sur place pour réprimer d’éventuelles manifestations.

Cette mesure a été prise alors que les Etats-Unis, l’Union européenne et la Russie notamment ont dénoncé à la mi-juillet le projet de construction d’une vingtaine de logements destinés à des Israéliens dans un autre bâtiment de Cheikh Jarrah.

Cette opération est financée par l’homme d’affaires juif américain Irving Moskowitz, bailleur de fonds notamment de l’association nationaliste Ateret Cohanim qui veut "judaïser" la partie arabe de Jérusalem.

Pour exprimer son mécontentement, l’administration du président américain de Barack Obama avait convoqué au département d’Etat, l’ambassadeur d’Israël à Washington Michael Oren, pour entendre ses explications.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait rejeté ces critiques. "Nous n’acceptons pas que des juifs n’aient pas le droit de vivre et construire où que ce soit à Jérusalem-est", avait proclamé M. Netanyahu.

Cheikh Jarrah est l’un des quartiers arabes les plus prestigieux de Jérusalem-est. De nombreux de consulats étrangers (France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Suède) y sont installés dans des villas entourées de jardins.

En avril, une Organisation non gouvermentale israélienne, Ir Amim, spécialisée dans le suivi de la colonisation de la partie orientale de Jérusalem annexée par Israël en 1967, avait indiqué que la justice israélienne avait été saisie par une organisation de colons, Nahalat Shimon International, en vue d’obtenir l’expulsion des deux familles de Cheikh Jarrah.

Selon Ir Amin, cette décision s’inscrit dans un projet d’expulsion de centaines de Palestiniens de ce quartier.

En novembre, la police avait expulsé dans le même quartier la famille Al-Kurd, des réfugiés devenus le symbole du combat palestinien contre la colonisation israélienne.

Les Palestiniens, qui veulent faire du secteur oriental de Jérusalem la capitale de leur futur Etat, font valoir que la colonisation est le principal obstacle sur la voie de la paix.

Plus de 200.000 Israéliens sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-est, où vivent 270.000 Palestiniens.

Source :

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40007721@7-37,0.html

CAPJPO-EuroPalestine

La grande démocratie israélienne s’en prend à ses propres associations de défense des droits de l’homme

La grande démocratie israélienne s’en prend à ses propres associations de défense des droits de l’homme

 

Publié le 11-08-2009

Les militants israéliens pour la défense des droits de l’homme sont désormais dans le colimateur. Tous les moyens sont bons pour les discréditer et leur mettre des batons dans les roues. Voir l’article de Jonathan Cook, publié par le site info-palestine.net.

"Israël cible les groupes militant pour les droits humains

Jeff Halper, cofondateur du comité israélien contre les démolitions de maisons

Il a tout d’abord ciblé l’une des principales organisations mondiales de défense des droits humains, Human Rights Watch (HWR), basée aux États-Unis ainsi qu’un groupe local d’anciens combattants dissidents, Breaking the Silence (Rompre le silence) qui a publié le mois dernier les témoignages de 26 soldats ayant combattu à Gaza.

En outre, selon les médias israéliens, le gouvernement compte prendre « une attitude beaucoup plus agressive » envers les groupes de défense des droits humains qui s’efforcent d’aider les Palestiniens.

Des officiels ont mis en cause les sources de financement de ces organisations et ont menacé d’adopter une loi interdisant l’aide de gouvernements étrangers, particulièrement européens.

En réponse, les militants de Rompre le silence et d’autres groupes israéliens ont accusé le gouvernement de mener une « chasse aux sorcières » afin de les intimider et de les priver des fonds nécessaires à la poursuite de leurs enquêtes.

« C’est une mesure très dangereuse » a dit Mikhael Mannekin, un des dirigeants de Rompre le silence. Israël prend une direction très antidémocratique.

La campagne proviendrait d’une initiative de Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères d’extrême droite, actuellement accusé de corruption, mais qui a l’appui du premier ministre Benjamin Netanyahou.

A l’occasion d’une conférence de presse le mois dernier, M. Lieberman a accusé des organisations sans but lucratif et des organisations non-gouvernementales de se substituer aux diplomates pour déterminer l’action de la communauté internationale à l’égard d’Israël. Il a également menacé d’instituer des réformes afin de diminuer l’influence de ces groupes.

Une semaine plus tard, le bureau de M. Nétanyahou est intervenu contre Human Rights Watch, critiquant lourdement l’organisation d’avoir levé récemment des fonds en Arabie Saoudite.

HWR a répondu qu’il n’accepte que des dons privés et n’accepte pas de fonds du gouvernement saoudien, mais les officiels israéliens disent que tout l’argent saoudien est pollué et qu’il compromettra l’impartialité du rôle de chien de garde de HRW par rapport à Israël.

« Qu’une organisation de défense des droits humains mobilise des fonds en Arabie Saoudite équivaut pour un groupe de défense des droits de la femme à demander une donation aux Talibans » a dit Marc Regev, porte-parole du gouvernement, au quotidien israélien de droite, le Jerusalem post.

HRW a récemment publié des articles dans lesquels il accuse l’armée israélienne d’avoir commis des crimes de guerre à Gaza, notamment d’avoir utilisé du phosphore blanc et d’avoir attaqué des cibles civiles.

HRW subit maintenant une pression concertée de la part de groupes du lobby juif et de journalistes juifs importants aux États-Unis l’incitant à rompre ses liens avec les donateurs saoudiens. Selon les médias israéliens, certains donateurs juifs aux États-Unis ont également précisé que leur argent doit être utilisé pour mener des enquêtes sur les droits humains qui n’incluent pas Israël

Entre-temps, le ministère israélien des affaires étrangères met la pression sur les gouvernements européens pour qu’ils arrêtent de financer nombre de groupes israéliens de défense des droits humains.

En prélude aux sanctions, il a émis des instructions à toutes ses ambassades dans le monde pour qu’elles demandent aux gouvernements hôtes s’ils financent de telles activités.

La semaine dernière, le ministère des affaires étrangères s’est plaint auprès des diplomates britanniques, néerlandais et espagnols de l’appui que leurs pays respectifs fournissent à Rompre le silence.

D’après les témoignages recueillis auprès des soldats, l’armée israélienne aurait commis beaucoup de crimes de guerre à Gaza, utilisant notamment les Palestiniens comme boucliers humains, et tirant des obus au phosphore blanc sur des zones civiles. Un soldat a dit que les tirs israéliens étaient « dingues ».

Le gouvernement des Pays-Bas a versé près de 20 000 € à ce groupe pour la rédaction de son rapport sur Gaza, tandis que la Grande-Bretagne finançait ce travail l’année dernière à raison de 40 000 £.

Les officiels israéliens discuteraient actuellement sur comment décréter l’illégalité du financement d’organisations politiques en Israël par des gouvernements étrangers ou comment obliger ces groupes à se déclarer « agents d’un gouvernement étranger ».

« Tout comme les gouvernements européens trouveraient inacceptable le soutien d’ONG contre la guerre aux USA, il est inacceptable que des Européens financent des ONG locales opposées aux politiques du gouvernement israélien démocratiquement élu » a dit Ron Dermer, haut fonctionnaire dans le bureau de M. Netanyahou.

Il a ajouté que nombre de groupes travaillaient à délégitimer l’État juif ».

Jeff Halper, dirigeant du comité israélien contre la démolition des maisons, a indiqué que la position gouvernementale était contraire à l’évolution de longue date de la surveillance du respect des droits humains.

« Tous les dictateurs, depuis Hitler à Milosevic, ont dit qu’il ne doit pas y avoir d’ingérence dans leurs affaires souveraines et que tous les autres doivent se tailler. Mais selon le droit international, les droits de l’homme sont universels et ne peuvent pas être laissés à l’interprétation des gouvernements individuels. Ce qui a motivé l’adoption des conventions de Genève est que la communauté internationale a le devoir d’être le chien de garde en ce qui concerne les abus des droits humains où qu’ils se produisent.

M. Halper, dont l’organisation a reçu l’année dernière 80 000 € de l’Espagne pour la reconstruction de maisons palestiniennes détruites a été arrêté l’année dernière pour être allé à Gaza avec des militants de la paix afin de rompre le siège.

Parmi d’autres groupes dans le collimateur du ministère des affaires étrangères il y aurait : B’Tselem qui fournit notamment des caméras à des Palestiniens pour qu’ils enregistrent les mauvais traitements dont ils sont victimes aux mains des colons et de l’armée ; Peace Now, qui surveille la construction des colonies ; Machsom Watch, dont les militants observent les soldats aux postes de contrôle ; et Médecins pour les droits humains qui a récemment examiné la complicité des médecins dans la torture.

M. Mannekin a ajouté : « le gouvernement ne peut pas supprimer l’information sur ce qui s’est passé à Gaza en fermant nos groupes.

« Vous ne pouvez pas envoyer 10 000 soldats dans la bataille et ne pas compter que certains détails sortiront au grand jour. Si nous ne le faisons pas, quelqu’un d’autre le fera.

La campagne actuelle du gouvernement fait suite à une descente de police en avril dans les maisons de 6 Israéliennes militantes de la paix.

Ces femmes, toutes membres de New Profile, organisation féministe qui s’oppose à la militarisation de la société israélienne, ont été arrêtées et accusées d’aider de jeunes Israéliens à se soustraire au service militaire. Ces femmes sont toujours en attente de savoir si elles seront poursuivies."

Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

Sources :

http://www.thenational.ae/apps/pbcs...
- http://www.info-palestine.net

(Traduction de l’anglais : Anne-Marie Goossens)

CAPJPO-EuroPalestine

Le quotidien l’Humanité a publié cette lettre écrite par Salah Hamouri, jeune franco-palestinien emprisonné depuis plus de 4 ans en Israël, sans v&

Lettre de Salah Hamouri depuis sa cellule

 

Publié le 20-08-2009

Le quotidien l’Humanité a publié cette lettre écrite par Salah Hamouri, jeune franco-palestinien emprisonné depuis plus de 4 ans en Israël, sans véritable raison.

Chers amis, chers camarades, chers combattants de la liberté et de la solidarité

Après la demande écrite du président français Nicolas Sarkozy au premier ministre israélien concernant ma libération anticipée, j’ai besoin de parler de certains points.

Le ministre de l’Intérieur israélien Eli Ishay considère que la demande de monsieur Sarkozy est insolente…

Si on connaît un peu l’histoire contemporaine israélienne, il faut parler de Plato Sharon, Franco-Israélien qui a été empêtré dans des affaires douteuses en France, il a évité l’extradition d’Israël vers la France qui voulait le juger et l’emprisonner parce qu’ il a pu devenir député au Parlement israélien là aussi après des transactions financières douteuses qui lui ont coûté quelques mois de prison… En Israël, il y a une justice à plusieurs vitesses, une justice pour les juifs, une pour les Arabes.

En 2001, un colon israélien (Nahum Korman) a battu à mort un enfant palestinien de onze ans (Hilmi Shosha) dans la région d’Hébron.

Après un plaider coupable (plea bargain), il a été condamné à six mois de travaux d’intérêt général. Le message est clair : les Israéliens peuvent tuer les Palestiniens en toute impunité.

Pour monsieur Ishay, rien d’insolent à cela…

Est-ce la destruction des maisons palestiniennes à Jérusalem qui est une insolence ou la poursuite de la colonisation et le vol des terres palestiniennes ?

J’aimerais bien sûr être libéré et rejoindre ma famille mais ce que je souhaiterais surtout, c’est une position européenne qui défende vraiment les Palestiniens, victimes de l’occupation depuis soixante et un ans. C’est aussi une position française qui respecte et défende le droit légitime des Palestiniens à vivre dignement et en paix dans leur État libre.

Cette demande est-elle aussi insolente ?

Salah Hamouri

Prison de Guilboa section I

Le 11 août 2009

Source : L’humanité

CAPJPO-EuroPalestine

Un père famille lynché en plein Tel Aviv par un groupe de jeunes, dont une soldate

 

Publié le 20-08-2009

La violence exercée quotidiennement contre des millions de Palestiniens par l’ensemble de la jeunesse israélienne obligatoirement enrolée dans l’armée pour 3 ans (2 ans pour les filles), se répercute nécessairement dans la société israélienne, comme le montre une série de meurtres récents. Le dernier en date est celui d’un homme qui prenait le frais, avec sa femme et sa fille, en plein Tel Aviv.

Les exactions et la torture commises en toute impunité dans les territoires palestiniens occupés, par des dizaines de milliers de jeunes israéliens, n’épargnent pas les bourreaux. Les statistiques israéliennes font état d’une augmentation constante de la violence domestique, du machisme, et des troubles psychologiques au sein de la population israélienne.

Vendredi soir, c’est un père de famille qui en a fait les frais en plein Tel-Aviv. Aryeh Karp a été agressé par une bande de jeunes, parmi lesquels une soldate de Tsahal. Après l’avoir battu à mort, les agresseurs se sont débarrassé de son corps en le jetant à la mer, toute proche. La police est arrivée trop tard. Ses agresseurs ont tous été appréhendés et écroués.

Quelques heures avant le lynchage d’Aryeh Karp, le corps démembré d’une femme avait été retrouvé dans un canal au nord de Tel-Aviv. La veille, le cadavre d’un homme avait été repéré au même endroit. Au début de la semaine, le tronc calciné d’une femme gisait à l’intérieur d’une voiture garée dans une paisible rue d’une banlieue chic de la ville côtière. Sans oublier l’attaque à l’arme automatique d’une association homosexuelle qui a fait deux morts au début du mois.

Comme quoi, les gouvernement israélien, qui se permet toutes les violations du droit, au prétexte d’assurer sa "sécurité", engendre des atrocités et perversions au sein de sa propre société qui baigne dans une "insécurité" croissantee .

Avec un président poursuivi pour abus sexuels, et des ministres qui n’en finissent pas de se remplir les poches aux frais de la princesse, il faut dire que l’exemple vient d’en haut !

Quant on sait que Sarkozy fait appel à la police israélienne pour donner des leçons de maintien de l’ordre à la police française, il pourrait demander à ces "modèles" de commencer par balayer devant leur porte.

Chose difficile à faire quand on a carte blanche depuis des décennies pour brutaliser, humilier, kidnapper n’importe quel homme, femme ou enfant à quelques kilomètres de chez soi.

CAPJPO-EuroPalestine

La jeune Amira AlKarem de Gaza, portera plainte, le lundi 31 août prochain, auprès de la Cour Pénale Internationale de la Haye, pour crime de guerre et crime contre l’humanité

 

Publié le 23-08-2009

La jeune Amira AlKarem de Gaza, portera plainte, le lundi 31 août prochain, auprès de la Cour Pénale Internationale de la Haye, pour crime de guerre et crime contre l’humanité. C’est une première. Inscrivez-vous pour l’accompagner ! Voir la vidéo ci-dessous.

Vous vous le rappelez sûrement, Amira, âgée de 14 ans au moment des faits, est une rescapée de tirs de missiles israéliens qui l’ont visée, ainsi que son père, son frère et sa soeur, dans sa maison à Gaza, le 14 janvier dernier lors des massacres israéliens. Elle a perdu sa famille sous yeux, a été blessée à la jambe et s’est vu refuser à plusieurs reprises la possibilité de se faire opérer à l’étranger par les autorités israéliennes.

En France depuis la fin juillet, pour une nouvelle intervention chirurgicale et pour une rééducation, elle a décidé de déposer plainte contre Israël auprès du tribunal de la Haye.

Un collectif d’avocats, les médecins qui l’ont soignée, des journalistes, et tous les sympathisants qui peuvent se rendre disponibles, prendront le car avec elle, lundi prochain, pour l’escorter jusqu’au tribunal et souligner la force et la symbolique de cette démarche, qui est une première.

Merci à tous ceux qui souhaitent se joindre à ce groupe et avoir davantage de détails sur l’organisation de cette journée, de nous contacter le plus rapidement possible à info@europalestine.com

Voici un film (9 minutes) réalisé à l’occasion du passage d’Amira AlKarem à la librairie Résistances à la fin juillet, et de la conférence donnée par Me Gilles Devers, à cette occasion.

CAPJPO-EuroPalestine

Desmond Tutu appelle au boycott d’Israël

 

Publié le 28-08-2009

L’archevêque sud-africain Desmond Tutu, a dénoncé hier le fait qu’Israël fasse “payer aux Palestiniens le prix de l’Holocauste” et arappelé que "Pas plus que l’Afrique du Sud, Israël n’obtiendrait la sécurité par les armes, mais seulement à condition de reconnaître et respecter tous les droits de l’homme ».

Dans une inteview au quotiden Haaretz, le prix Nobel de la Paix répondait aux propos de Netanyahou qui, de passage à Berlin, a justifié une fois lde plus a politique israélienne par l’holocauste.

Desmond Tutu en a profité pour approuver les récents propos de l’opposant israélien Neve Gordon, en faveur du boycott de son pays.

Il a rappelé la nécessité de sanctions contre Israël, et l’importance particulière du boycott sportif, ainsi que son efficacité pour combattre le régime d’apartheid en Afrique du Sud. « Comme nous vivions dans un pays entiché de sport, cela a permis de toucher les gens ordinaires. Cela a été l’un des outils psychologiques les plus puissants ».

Il a également souligné la "nécessité de frapper le régime d’apartheid au portefeuille, comme cela a été le cas en Afrique du Sud avec l’embargo sur les armes et le boycott économique."

Ce sont, a-t-il déclaré, ces sanctions qui ont "donné de l’espoir à notre peuple en lui montrant que le monde s’en souciait".

Lors de sa visite au village de Bil’in où se tiennent chaque semaine des manifestations contre le mur, il a fait le parallèle avec l’Afrique du sud “du temps où nous devions passer les check-points et où nous étions à la merci de l’arbitraire le plus total des policiers », tout en soulignant : « Toutefois, nous ne subissions pas de châtiments collectifs, tels que les démolitions de maisons sous prétexte que l’un de ses habitants soit soupçonné de ‘terrorisme‘ ».

L’archevêque Desmond Tutu a également accusé les organisations juives aux États-Unis, "d’intimider tous ceux qui critiquent l’occupation en les qualifiant d’antisémites". Il a rappelé comment ces lobbies avaient fait annuler ses interventions dans les universités américaines.

http://www.haaretz.co.il/hasen/spages/1110762.html

CAPJPO-EuroPalestine

Solidarité avec Neve Gordon et les opposants israéliens qui appellent au boycott d’israël !

 

Publié le 30-08-2009

Neve Gordon est menacé d’être renvoyé de l’université Ben Gourion après ses propos en faveur du boycott d’Israël. Certains découvrent à cette occasion le vrai visage de la "démocratie" israélienne.

Les vrais opposants à la politique israélienne savent depuis longtemps à quoi s’en tenir sur le caractère "démocratique" de leur Etat, qui interdit aux Israéliens de pénétrer dans les territoires occupés, qui fait tirer sur ceux d’entre eux qui vont manifester contre le mur de l’annexion, qui met les refuzniks en prison, et qui n’hésite pas à casser la carrière des universitaires qui formulent des critiques un peu trop vives contre la politique israélienne.

Contrairement à ce qu’écrit Esther Benbassa dans rue89*, l’université israélienne n’a jamais été "un havre pour les intellectuels critiques". Il n’est qu’à demander à Ilan Pappe à quoi s’en tenir sur ce sujet.

Le monde l’ignore souvent, mais il est en train de découvrir comment Israël traite ses opposants.

Neve Gordon, professeur de sciences politiques à l’université de Bersheba, a indiqué dans un article publié le 20 août par le Los Angeles Times, que des sanctions contre Israël sont une nécessité, vu la politique criminelle qui est menée et l’absence de volonté de paix du gouvernement israélien.

Résultat : non seulement des sionistes américains ont menacé de couper les dons à l’université Ben-Gourion, mais le consul général d’Israël à Los Angeles a appelé publiquement au boycott financier de cette université.

Du coup, la présidente de l’université Ben Gourion, au lieu de soutenir l’un de ses professeurs mis en cause, a annoncé que Neve Gordon était coupable de "trahison" et ne ferait pas long feu dans son poste.

"Notre université est est une institution sioniste qui accomplit jour après jour la vision de David Ben Gourion », a déclaré Rivka Carmi, en invitant ceux qui pensent comme Neve Gordon à se chercher un autre point de chute personnel et professionnel.

Mais contrairement à Esther Benbassa, nous n’en concluerons pas : "Neve Gordon et les voix pacifistes perdent la bataille". Nous dirons au contraire qu’ils commencent à mener cette bataille, qu’elle est loin d’être perdue, à condition que nous soyons en mesure de les soutenir, en répondant effectivement à l’appel de Neve Gordon et des autres opposants israéliens qui nous demandent de boycotter Israël.

*http://www.rue89.com/passage-benbassa/2009/08/30/israel-neve-gordon-et-les-voix-pacifistes-perdent-la-bataille

CAPJPO-EuroPalestine

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