Halte à la THT Cotentin-Maine

Ligne THT Cotentin-Maine : EELV hausse le ton

L'Union Maoïste Auvergne apporte son soutien

aux opposants dont EELV

à la ligne TRES HAUTE TENSION

Cotentin-Maine !

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THT Cotentin-Maine : EELV condamne les débordements policiers

et appelle à respecter la liberté d’expression.

Communiqué EELV - Publié le 25 juin 2012.

Dimanche 24 juin, lors d’un « camp de résistance » organisé à Montabot, dans le bocage normand, en opposition à la ligne très haute tension (THT) Cotentin-Maine et qui rassemblait plusieurs centaines de personnes, des militants ont dû affronter une brutalité hors de proportion des forces de l’ordre.

L’avocat des militants anti-THT, Maître Gervais Marie-Doutressoulle, a compté six blessés, dont deux « sérieux » parmi les manifestants. Les forces de l’ordre ont « chargé alors qu’aucune infraction n’avait été commise », a-t-il tenu à préciser.

Plusieurs élus et militants EELV étaient présents ce dimanche 24 juin, dont Isabelle Attard, députée de la 5ème circonscription du Calvados, qui réagit : « Il y a une véritable urgence à la mise en place d’une médiation pour apaiser la situation et retrouver les conditions d’un dialogue démocratique respectueux des citoyens, citoyens qui ne demandent qu’à vivre dans un environnement sain.

Le plus choquant dans cette situation est l’omniprésence des forces de l’ordre qui en multipliant les barrages et les contrôles d’identité, les vols d’hélicoptères, de jour comme de nuit, exercent une pression physique et psychologique permanente sur les habitants de cette région « .

La ligne THT Cotentin-Maine est prévue pour acheminer l’électricité du réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville, dans le Cotentin.

Europe Écologie Les Verts apporte son entier soutien aux militants anti-THT et déplore le harcèlement des forces de l’ordre à leur égard.

Opposé à la construction du réacteur EPR et de la ligne THT, EELV appelle les pouvoirs publics à renoncer à toute forme d’intimidation et au recours à la force. 

EELV demande en particulier que soit garantie la liberté d’expression des nombreux militants, élus et riverains qui s’opposent aujourd’hui à la THT.

STOP THT Cotentin-Maine : derrière l'urgence, la bêtise.

Retour sur le week-end de résistance

du CHEFRESNES !

Témoignage sur un scandale :

"Avancer en ayant oublié sa tête c'est revenir en ayant perdu un bras.

Laisser place à la fragilité ou tout détruire.

Je me suis fait tirée dessus par un flic.
J'ai 15 impacts de métal dans le corps et ils y resteront ; la jambe, l'os
du genoux, le vagin, le sein, le bras. Le nerf de mon bras droit a été
sectionné, on a du opérer. Dans un an peut être je retrouverai ses
capacités.

J'écris pour qu'"on" ne puisse pas dire qu"on" ne savait pas. Qui veut
savoir sait.
J'écris pour qu'on arrête de nous censurer, frapper, enfermer, tuer
derrière une soit disant démocratie et un soit disant état de droit.
J'écris parce que je n'en peux plus qu'on renvoie les violences aux pays
lointains et pauvres en se décharge lâchement des questions
révolutionnaires qui se posent en tunisie, en lybie, en Egypte, en Syrie
... disant qu'en France c'est pas la même, qu'en France c'est différent,
et même pire...
Ecrire parce qu''à 20ans j'ai subie, vu et entendu trop de violences
policières derrière des vitrines de mensonges et de propagande marchande.
Écrire parce qu’il m'est insupportable de sentir cette boule d’angoisse
dans mon ventre quand je croise un flic, et ce brouillard de solitude et
d'impuissance face au système policier.
Écrire faute hurler que ça ne peut plus durer, et de prendre acte.
Ecrire parce que la liberté dans la civilisation occidentale est un
mensonges meurtrier.
Ecrire parce qu'il y a trop de silences et de mensonges sur la répression,
sur nos luttes, sur les dangers du nucléaire, entre autre, sur la violence
du système.

Cette fois-ci, ça s'est passé au Chefresne, une commune qui résiste à
l'implantation d'une ligne très haute tension de 170 km de long (cette
ligne participe à la création d’un gigantesque réseau de circulation
d’information mondial, avec non seulement vente d’électricité mais aussi
contrôle des populations et automatisation de leurs échanges avec
l’administration centrale. Le courant électrique sera produit par des
éoliennes en mer du Nord, par des centrales nucléaires comme l’EPR de
Flamanville, mais aussi mécaniquement par les trois réacteurs de Tricastin
qui sont maintenant libérés de l’alimentation électrique de l’usine
Eurodif qui a fermée.
Mais je porte en mois bien des blessés, bien des morts, bien des non dits,
pas qu'en France, pas qu'ailleurs .
Je porte en moi des prisons pleines et je sais les impunités à répétions
pour les bourreaux légitimes.
Amin Bentounsi a été assasiné le 21 avril par balle, dans le dos, et suite
à ça des policiers manifestent armés, en uniforme, revendiquant le droit
de tuer en prevention.
Depuis leur mise en services le flash ball, les grenades assourdissantes
et celles de desencerclement ont fait beaucoup de blessés, des oeils perdus,
des plaies, des handicaps, des morts; personne n'a gagné devant la
justice.
Je sais des villes de plus en plus sécuritaires, un arsenal juridique de
plus en plus liberticide, le perfectionnement du contrôle de la population
en meme temps que celui des frontières.
J'écris parce que j'en ai marre qu'on me demmande si "ça va". A ceux à qui
j'ai dit "oui", la politesse ou l'habitude.
Bref.

Nous nous sommes fait tirés dessus sous des pylones THT qui pullulent dans
la campagne, dans un désastre mondial qui menace de péter à tout moment et
dans lequel on nous voudraient civilisé, passif. Nous, à force, dépossédés
de presque tout; de notre histoire, de son sens, du langage, de
l'information, de nos corps, de nos désirs, de notre temps, de nos vies.
Alors qu'on nous voudraient inoffensifs, craintifs, non violents, je ne
veux pas qu'on me parle comme à "la malade", qu'on m'infantilise, qu'on me
plaigne. J'ai besoin qu'on prenne soin des uns des autres, pour durer,
j'ai besoin qu'on riposte aussi. J'ai besoin, pour guérir, d'un système
sans flics, sans pouvoir.
Oui, tenons compte des dégâts d'un fragment de guerre sociale explicite,
de son lot de douleurs et de violence, mais n'abandonne pas, organisons
nous. Ce qui ne tue pas rend plus fort parait-il, à condition de ne pas se
mentir.

Vous voulez des détails? Les mass-médias sont venus dans ma chambre
d’hôpital avant l'opération. Un médecin généraliste, présent sur le camps,
avait témoigné des violences policières et de l'utilisation d'armes de
guerre ( grenades de Dé-encerclement, grenade assourdissantes, gaz
lacrymogène, matraque...) laissant de nombreux blessés. Il avait été
formidable sur le camps mais là il arrivait géné ; les mouches à merde du
pouvoir, autrement dit les journalistes, voulaient filmer les impacts de
métal dans les corps pour diffuser le témoignage. Pas d'image, pas de
parole, c'était leur chantage. Ils restèrent une heure dans la chambre,
tentant de se défendre de la bassesse de leur journaux.
En voyant, sans surprise, ce qui en sort, un rectificatif s'impose.

L'avancée des travaux de la ligne rend plus qu'urgente et nécessaire une
résistance concrète et de terminée sur les infrastructures.
"Il est maintenant évident et nécessaire, vu ce que nous imposent les
pylônes dressés sur nos terres, que beaucoup de personnes sentent l’envie
en eux d’agir directement contre ce maillon faible de l’industrie
nucléaire vu l’inacceptable répression des opposants, les droits
fondamentaux des personnes bafoués, les humiliations qu’inflige RTE à la
population."

Ces lignes participent à la dépossession de nos vies et s'imposent avec la
même arrogance et le même fascisme que l'aéroport à Notre Dame des Lande,
le tgv entre Lyon et Turin, la centrale à gaz au Finistère, les
éco-quartiers dans nos villes gentrifiées ou encore que les prisons à
visages humains, belle image de l'hypocrisie du merdier actuel.
Alors d'où vient la violence?

On le sait et on peut s'en indigner après coups, mais il est important de
le rappeller : les appels publiques de rencontres ou d'action entrainent
inévitablement un énorme déploiement du dispositif policier: Occupation
policière et militaire du territoire, contrôle et fouilles de ceux qui y
passent, surveillance (hélicoptères, dispositif d'écoute), renforts
entrainés au terrain ( dans le cas du Chefresne, la spig, les garde mobile
de blain, entrainé sur la lutte de notre dame des landes). ILs étaient
plus de 500 armés sous les pressions d'une préfecture traumatisée par
Valognes (ou la perte de la maitrise d'un territoire.)
Leur volonté semble clair : casser le mouvement, faire mal, physiquement
et moralement.

Alors que les mass-media construisent méticuleusement la figure du
dangereux radical qui veut en finir (avec on ne sait quoi) et qui vient de
loin pour ça ( figure menaçante et complètement dépolitisée), ils passent
sous silence les luttes et la répression croissante qu'elles subissent. Un
territoire qui résiste est souvent occupé militairement, comme on le voit
au Chefresne, à Notre Dame des Landes ou encore au Val de Suse; Sur fond
d'expropriation, d'expulsions se déroulent quotidiennement les pressions
psychologiques, financières, judiciaires et policières. Derrière la soit
disant liberté de penser: l'interdiction d'agir. On nous tanne d'être non
violent sous une violence croissante.

Le 24 juin, une manifestation est partie vers le château d'eau, lieu de
rencontres et de résistances, expulsé le mercredi 20 juin. Un autre
cortège, dont je faisait partie, est allé en direction des pylônes (deux
debout et un encore au sol). Il est difficile de dire s'il faut
définitivement abandonner toute action de masse annoncée, si c'était un
casse pipe d'aller à ce qui ne serait qu'affrontement anticipé par des
flics mieux équipés, de se dire que la peur l'envie d'annuler était
presente la veille et le matin et qu'elle était peut être sagesse. Il
semble important de questionner nos mode de prise de descision dans des
moments d'urgence et de "spectacle" comme celui-ci. "La marche pour
l'honneur" mentionné dans un retour (lien ci dessus) laisse un triste
arrière gout de ces armées de déja-vaincus avançant vers leur perte. Etre
transversales, imprévisibles, inattendus pour ne pas devoir devenir force
militaire… Un ami me dit après coup " cette fois encore on est pas passé
loin de la mort, un d'entre nous aurait pu y rester".
Dans la campagne grise de gaz nous n'avions pas le rapport de force ou
l'intelligence nécessaire pour ne pas se faire repousser assez rapidement
et violemment vers le camp. On entendait des détonations, des cris et sur
la dernière charge les regards que je croisais étaient effrayés ou
souffrants. Les lignes de flics, en entendant "il y a des blessés, du
calme" se sont mis a charger en gueulant et tirant. Après avoir eu
l'impression de bruler, j'ai eu celle de perde mon bras, puis la peur
qu'ils nous tirent dans le dos ou qu'ils arrêtent. Quelqu'un m'a saisit et
m'a sortie de là.
A ceux qui disent que la guerre est finie, je leur dis qu'elle est
latente, cachée, mais qu'on peut compter nos morts, pour ne pas les
oublier. Un opposant est passé il y a quelque années sous un train castor
qu'il a voulu bloquer en s'enchainant sur la voie. D'autres y ont laissé
leur tendons, brulé par la disque use des flics qui voulaient les enlever,
d'autres … la liste est incomplète. Combien de morts par le nucléaire, de
Hiroshima à Fukushima en passant par ceux qu'on cache chez nous, combien
de tonnes de déchets qui s'entassent, combien d’irradiés, et combien de
faux débats démocratiques?

Là, c'était une tente médic pleine de blessés. Tristement mais
efficacement les gestes et les réflexes se mettent en place : soigner dans
l'urgence, maitriser sa douleur et accompagner celle des autres, évacuer
malgré les barrages de polices, éviter celui qui bloquaient l'accès à
l'hopital de st Lo, attendre deseperement les pompiers bloqués, subir la
réquisition d'un de leurs véhicules pour évacuer un policier égratigné au
détriment d'une fille risquant de perdre la vue ...

En arrivant à l'hopital, je raconte tous ça en montrant mon corps mutilé.
On s'indigne, on s’énerve, on déplore dans le service hospitalier pas
familier des violences policière de la France de 2012. Certains auraient
voulu aller à la manifestation mais travaillaient, certains m'ont dit en
levant le poing de continuer la lutte, d'autres n'en revenait pas,
quelqu'un m'a dit "nous avons fait la guerre en Normandie, on sait ce que
c'est". J'ai au téléphone un responsable de l’accessibilité des soins de
l’hôpital de st Lo ( par rapport au barrage, deux fourgons et une lignes
de garde mobile sur la route-sur la voie d'accès au CHU). Je répète, je
dis que les pompiers n'arrivent pas à accéder au camp, il me répond qu'il
fait ce qu'il peut. Il ajoute surtout qu'il reçoit, depuis le matin, des
pressions de la préfecture pour avoir le nom et la nature des lésions des
blessés du Chefresne. Il m'assure que le secret médical ne permet aucune
fuite. Je lui dit de tenir face aux pressions et je le remercie pour cela.

Je serai transférée et opérée. Je vous passe les moments où, dans cette
chambre, j'ai eu l'impression d'être en taule ou que j'ai craint l'arrivée
des flics, les moments où l’étonnement des gens me donnait envie de leur
dire mais ouvre les yeux et informe toi, l’inquiétude pour ceux resté au
camps, l'envie de parler avec tous ceux qui ont vécu ce moment, l'envie de
dire que je n'en veux qu'aux flics, l'envie de casser la télé ou d'occuper
le plateau au moment des infos régionales...

Je sais juste qu'un moment me hante; cette heure entière où, mon bras
anesthésié dans la salle d'attente du bloc opératoire, je n'ai pu
m’empêcher et m’arrêter de pleurer. Pas que mon bras, pas que ces éclats,
pas que le stress, mais la détresse de se savoir partie prenante d'une
guerre pacifiée et dont les raisons comme les conséquences ne resteront
connus que d'un petit nombre de camarades, noyées dans une indifférence
générale.

J'ai une grosse question dans la gorge, que faire maintenant par rapport à
cette violence policière. Je sais que je n'ai rien à attendre de cette
justice de classe sinon une tribune ou une médiatisation du problème. Et
encore. Je la sais quotidienne cette violence. Je nous sais nombreux
enragés. Je nous sais un peu seuls et démunis aussi.
Déjà j'en profite pour affirmer que ce n'est pas être violent que d'aller
avec casque masque à gaz et protection en manifestation, c'est la
condition de notre survie physique.
Ensuite qu'il nous faudra être plus intelligents que la police, que leur
juges, que leur infiltrés, que leur système de contrôle.
Et pour finir que j'aimerai bien qu'on ne laisse pas faire parce que l'on
sait, car "qui ça étonne encore", les violences policières sont entrées
dans la réalité et la banalité du politique.
Amal Bentounsi appelait à un mouvement national contre le permis de tuer
pour la police, j’appelle à une insurrection internationale contre la
police, ce qu'elle nous inflige, contre ce qu'elle défend, contre ceux à
qui elle sert.
C'est facile d'écrire mais on ne sait jamais que ça soit lu."

STOP THT Cotentin-Maine : BOYCOTTONS LES PRODUITS LAITIERS NORMANDS !

Lait, camembert, AOC laitières

BOYCOTTONS LES PRODUITS LAITIERS NORMANDS


Les violences de l'Etat sont aussi pires sous les socialistes que sous l'ignoble Sarkozy CONTRE les opposants aux lignes THT Cotentin-Maine, en Normandie !

Exigeons que l'assemblée nationale fasse toute la lumière sur l'arrestation avec violence qui s'est déroulée au lieu-dit "Le Chardron" à Beaulieu-sur-Oudon le 10/07/2012.

Est-ce pour cela que nous avons apporté notre soutien à François HOLLANDE ?

Une commission d'enquête parlementaire mettra-t-elle en exergue les violences policières lors du week-end de résistance de Chefresnes le 24 juin 2012 et plus particulièrement près du camp de résistance organisé à Montabot ?

Les agriculteurs voient leurs terrains labourés par des bulldozers et des engins mécaniques qui massacrent la nature afin de pouvoir installer des lignes (423 pylônes - un pylône tous les 400 m -) sur 163 km ?

Quelle incidence ces lignes THT ont-elles sur la production du lait des vaches normandes ?

Faut-il boycotter tous les produits laitiers normands puisqu'il n'est pas possible d'obtenir une étude épidémiologique indépendante et publique sur les effets de la ligne THT sur les élevages ?

Cette enquête réclamée depuis longtemps par le conseil général, le conseil régional, les députés, les maires n'a pas de consistance réelle.

A quoi sert le GPSE (groupe permanent de sécurité électrique) ?

L'Etat avance à marche forcée sans tenir compte de l'opposition des habitants et des élus qui ne sont que des marionnettes. C'est ni plus ni moins du fascisme à l'état pur. Mussolini n'aurait certainement pas fait mieux.

Organisons la résistance active ou passive en exigeant des contrôles laitiers aujourd'hui et demain !

Exigeons que les préfets des départements concernés soient entendus, en personne, par l'Assemblée Nationale ou le Sénat !

Assemblée générale STOP-THT au camp de la résistance en Basse-Normandie

Le maoïste Paul TOP était présent à l'assemblée générale, ce week-end, au camp de la résistance à Chéfresnes en Basse-Normandie qui a réuni plus d'une centaine de militants altermondialistes, Greenpeace, Les Verts, anti-nucléaires, anarchistes, élus locaux, associations locales.

Le compte-rendu de cette réunion dans les prochains jours.

A suivre également les réflexions du week-end du 23 juin dont la finalité était double, à savoir rendre visible la résistance à la construction de la ligne THT (Très Haute Tension), et "saboter" l'avancée des travaux sur la ligne THT.

AG des anti-THT du 15 juillet à Chefresnes, Manche et Maoïsme

Les militants de l'Union maoïste Auvergne

seront présents avec les anti-THT

partout sur le territoire national !

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Trois semaines après le week-end de résistance qui s'est déroulé à Montabot (50), le maoïste Paul TOP a participé à l'assemblée qui a d'abord été l'occasion de retrouver les camarades, mais aussi de reparler du week-end de juin (les 22, 23 et 24 juin), et des actions prévues cet été que les camarades des zones concernées pourraient réserver à RTE.

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Le camarade Paul TOP a présenté à de nombreuses reprises l'argumentation révolutionnaire maoïste...

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....qui a fait ses preuves partout dans le monde, en lisant à certains camarades le Petit Livre Rouge du président Mao tsé-Toung.

Pour rappel : nous avons des divergences de fond avec le PCF rallié au Front de Gauche qui a abandonné, notamment, toute la symbolique révolutionnaire. Tout comme nous ne sommes pas d'accord avec nos camarades communistes qui sont à 100 % POUR le nucléaire et qui ont une vision étriquée de l'environnement.

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Paul TOP, qui a dormi dans le camp dans des conditions matérielles élémentaires, est intervenu publiquement sur différents sujets, lesquels devront être validés, avant publication dans nos colonnes, par la direction Anti-THT, et ce, comme nous nous y sommes engagés, afin de ne pas mettre dans l'embarras nos camarades avec qui que ce soit.

Chantal LEVEQUE

Saint Martin d’Aubigny : comment a été démonté un pylône THT

En mars 2012, à l’appel de l’association Marais sous tension, une centaine de personnes était présente au pied d’un pylône de la prochaine ligne THT Cotentin Maine. Ce pylône se trouve sur un terrain communal de Saint-Martin d’Aubigny, commune qui avait pris un arrêté anti-THT. Cet arrêté n’a pas été annulé par le tribunal administratif.

Dès les premiers déboulonnages, les gendarmes très nombreux ont saisi Michel Houssin, le président de l’association et l’ont arrêté. Le fourgon dans lequel il se trouvait a eu beaucoup de mal à se frayer un chemin au milieu des manifestants massés devant le véhicule. Les gendarmes repoussant sans ménagement toutes les personnes présentes. Le véhicule a fini par se dégager. Michel Houssin a été transféré à la nouvelle Gendarmerie de Périers financée en partie par RTE ! Libéré dans la soirée, il a été convoqué au tribunal correctionnel de Coutances le 19 juin à 9 h au motif : destruction par voie de faits sur travaux public et d’intérêt public.

Dès les premiers déboulonnages, les gendarmes très nombreux sont intervenus et ont interpellés Michel Houssin, paysan de la Confédération paysanne et président de l’association « Marais sous Tension ». Malgré la solidarité des manifestants, pacifiques rappellons-le, les gendarmes se sont frayés un chemin sans ménagement au travers des manifestants et Michel Houssin a été transféré à la nouvelle Gendarmerie de Périers financée d’ailleurs en partie par RTE !
Europe Ecologie Les Verts Basse-Normandie apporte tout son soutien à Michel Houssin et a demandé sa libération immédiate.
Clara Osadtchy, porte-parole régionale : « Le chantier de l’EPR est arrêté, la construction de la THT devrait donc elle-aussi être interrompue. Or, il n’en est rien parce que les autorités s’entêtent et poursuivent la construction d’une ligne THT ainsi inutile, et toujours dangereuse et coûteuse. Aujourd’hui de nouveau arrêté, le chantier de l’EPR accumule les malfaçons. Cet entêtement dans la construction de la ligne THT est-il bien sensé ? »
Bérengère Dauvin, secrétaire régionale d’EELV Basse-Normandie a complèté : « Des maires, des milliers de citoyens de tous horizons et le Conseil régional dénoncent, ou conditionnent, la construction de la ligne, et malgré cela, toutes les autorisations ont été délivrées et on assiste maintenant à un chantier précipité pour la construire au plus vite. Cela n’a pas de sens ! Les déboulonneurs agissent dans la nécessité et sont aujourd’hui les garants du respect de l’intérêt général, ce qui n’est plus le cas des autorités qui élèvent des pylônes dans notre région. »

Source : communiqué de presse EELV Basse Normandie.

Week-end de résistance à la ligne THT Maine-Cotentin (I)

Pourquoi Le Canard Enchaîné

risque bien de mettre

d'en remettre une nouvelle couche !!!

Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Maine-Cotentin. Ce week-end s'insrivait dans la continuité de réflexion, d'informations et d'actions collectives menées depuis plusieurs mois.

Les deux premiers jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militant(e)s antinucléaires venu(e)s d'un peu partout.

Deux cortèges sont partis du camp, l'un marchant vers la mairie du Chefresne, l'autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.

Au sein de ces deux cortèges, les militants indiquent qu'ils étaient une vingtaine, tous antinucléaires, à s'être constitué comme un groupe "médical" autogéré en capacité d'assumer les premiers secours.

Au sein même de cette équipe médic, ils se sont inscrit dans une perspective politique d'échanges et de transmissions de savoirs et pratiques, rejetant les notions d'experts et de spécification des tâches.

Selon les opposants à la ligne THT Cotentin-Maine, ce constat se veut précis des événements et tiens à dénoncer "les violences « policières » assumées et préméditées par la préfecture de la Manche" qui ont eu lieu ce dimanche 24 juin mais aussi parce que cette journée n'est ni à oublier ni à banaliser, et qu'elle marque une nouvelle fois l'impunité et la monstruosité militaire.

il a semblé important aux militants que ces constats et ces dénonciations soient diffusés largement aussi bien au cercle antinucléaire, aux professionnels en contact avec les victimes, qu'à n'importe qui ayant à faire aux forces de l'ordre.

Cela, à la fois en solidarité avec nos ami(e)s et aussi, à visée d'auto-médiation..

A suivre

Chantal LEVEQUE & Paul TOP

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