Conférence de presse avec Amira 15 ans, qui a perdu son père et ses deux frères, au cours des bombardements israéliens sur Gaza l’hiver derni

 

Publié le 29-07-2009

Amira Al Karem (Ghirim), 15 ans, qui a perdu son père et ses deux frères, au cours des bombardements israéliens sur Gaza l’hiver dernier, sera à Paris demain jeudi. Retrouvée sous les décombres, blessée, et interdite de quitter la bande de Gaza pendant des mois, elle vient d’avoir enfin l’autorisation de sortir, grâce à l’action de l’Association des médecins palestiniens de Norvège.

Après une semaine à Oslo, Amira est de passage à Paris, où elle témoignera de la situation vécue par elle-même et par les autres enfants de Gaza, qui ont survécu aux massacres.

Une conférence de presse se tiendra à cet effet, jeudi 30 juillet à 17 H à la librairie Résistances à Paris*, en sa présence, ainsi que celles du Dr Mohamed Salem (Lille) et du Pr. Christophe Oberlin (Paris), tous deux témoins directs de la situation sanitaire de ces jeunes, et de Me Gilles Devers, qui a engagé des poursuites judiciaires pour refus d’accès aux soins et explicitera cette démarche.

La conférence de presse sera suivie d’une réunion permettant au public de manifester leur soutien à Amira, et de discuter avec Me Gilles Devers et les deux médecins.

Le cas d’Amira avait été connu par l’intermédiaire d’Emad Eid, journaliste de l’agence Ma’an, qui a retrouvé l’enfant dans sa maison, entre la vie et la mort, alors qu’il rentrait chez lui, à Tel Al-Hawa, une fois les char israéliens partis.

Pendant deux jours, la blessure d’Amira a saigné sans aucun soin médical. Elle a fui sa maison et les dépouilles de son père et de ses deux frères de 11 et 12 ans, pour un appartement abandonné où elle s’est cachée.

" Ils ont tué mon père et mes frères devant mes yeux, ils ont lancé une bombe sur moi et m’ont blessée à la jambe. J’ai fui cet endroit, mais ils ont lancé une autre bombe qui m’a ratée, j’ai trouvé votre porte ouverte donc je suis rentrée. Je ne pouvais pas crier ni pleurer à cause de mes blessures qui saignaient, parce qu’ils m’auraient entendue. "

A la fin janvier, une ambulance a conduit Amira de l’hôpital Shifa jusqu’à la frontière à Rafah. On espérait que la fillette serait admise en Egypte pour aller en France se faire opérer d’urgence. Mais 4 jours de suite, malgré l’urgence de son opération, Amira s’est fait renvoyer de la frontière, raconte Mohammed Salem, chef du groupe médical Pal Med basé en France, qui faisait partie des médecins accompagnant à la frontière les enfants ayant besoin de soins.

"Tous les matins, quand nous arrivions au passage, les soldats égyptiens nous insultaient et nous disaient de partir" raconte Amira, dont l’état de santé se détèriorait hors de l’hôpital.

Amira, que nous recevrons demain, a eu la vie sauve. Mais à quel prix ? Elle est orpheline. Elle fait partie de ces centaines d’enfants de Gaza rendus infirmes et terriblement traumatisés psychologiquement.

* Librairie Résistances, 4 Villa Compoint. 75017 Paris (angle du 40 rue Guy Môquet. M° Guy Môquet. ligne 13).

Informations publiées en janvier dernier par les sites :

- http://www.info-palestine.net
- http://www.unicef.org
- http://www.lepost.fr
- http://www.irishtimes.com

CAPJPO-EuroPalestine

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