La TVA à 19,6 % baisse, pas les prix

Le gouvernement de François Fillon l'a clairement annoncé et Nicolas Sarkozy a tenu sa promesse : la TVA est passé de 19,6 % à 5,5 % à partir du 1er juillet 2009 dans les 185 000 hôtels, restaurants et cafés de France et de Navarre, mais peu de gargotiers

Objectif : boycott des gargotiers et aubergistes qui ne respectent pas la convention sur la baisse de la TVA

La TVA à 5,5 % baisse, les prix ne baissent pas partout chez les cafetiers et les restaurateurs : boycotter ceux qui ne respectent pas l’accord

Patrick Devedjan, le ministre du plan de Relance, en a eu marre et a d’ailleurs récemment tambouriné du poing sur la table en déclarant que « le compte n’y est pas, la baisse des prix ne va pas assez vite», corroborant ainsi les craintes de ce nigaud d’Idiot provincial et des consommateurs en général qui se posent des questions sur cette étrenne fiscale faite à la profession qui s‘est frictionné les mains à qui mieux, mieux.

Le petit personnel des étages désenchanté, les consommateurs du p’tit noir du matin, du midi ou de l’après-midi, désillusionnés, dépités, déçus, trompés, trahis, peuvent dénoncer, en toute latitude dans ce sot d’Idiot provincial, les cabaretiers des faux bourgs et des périphéries, les tenanciers des pensionnats à bon marché, les acteurs des palaces des cocus de la côte d’Azur et cramoisie, les limonadiers, les aubergistes, les cafetiers et autres taverniers qui ne respectent pas l’accord conclu avec le gouvernement et qui s’en mettent plein l’escarcelle à la truffe et à la barbiche du client cocu et mécontent.

Histoire de leur faire, juste, un petit peu de publicité gratuite et toute légitime.

Marc-Claude de Portebane ©

La TVA à 5,5 % baisse, les prix ne baissent pas partout : le DG de Gira Conseil, Bernard Boutboul, se montre très sévère à l’encontre de la profession

La TVA à 5,5 % baisse, les prix ne baissent pas partout : le DG de Gira Conseil, Bernard Boutboul, se montre très sévère à l’encontre de la profession qui ne joue décidemment pas le jeu ! Qu'en pense Jean-Michel Chavarochette de la brasserie Le Lutèce SAS à Vichy et président du Groupement des métiers de l'hôtellerie (GMH) de l'Allier ?

(Suite)

Cet autocollant « La TVA baisse, les prix aussi » est très important dans la mesure où les cafetiers et restaurateurs qui l’utilisent sont obligés d’appliquer une réduction de prix, comme indiqué ci-dessus, de 11,8 % sur au moins sept produits.

Ce chiffre est l’arbre qui cache la futaie, (d’après notre confrère Aujourd’hui en France) car moins d’un tiers de ces petits astucieux de restaurateurs indépendants ont joué le jeu contre 90 % des grandes chaînes de restauration, selon une étude du cabinet spécialisé Gira Conseil dont le directeur général, Bernard Boutboul, vient de dévoiler dans un entretien aux « Echos » qui indique qu’il est « extrêmement rare d’observer le respect de l’engagement minimal du contrat d’avenir, conclu par le patronat et le gouvernement »

De quoi rassurer la profession qui, par la voix de Christine Pujol, la présidente de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, indique que ce sont des « résultats très fragiles, à prendre avec précaution » (Le Canard Enchaîné, édition du 22 juillet 2009).

Une circonspection, pourtant, dont certains restaurateurs n’ont pas montré dans leur acharnement à faire plier et recroqueviller, à coups de boutoir constants, les différents gouvernements de la République.

A suivre

Marc-Claude de Portebane

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Baisse de la TVA : le personnel de la restauration pourra obtenir jusqu'à 12 % d'augmentation de salaires

Le personnel de la restauration pourra obtenir jusqu’à 12 % d’augmentation de salaires avec cette histoire de la baisse de la TVA

Autre distinction : la création de 40 000 emplois, en CDI ou CDD, sur les deux ans qui viennent, soit 20 000 durables et 20 000 en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

Cette action programmée le 25 avril 2009 par notre président de la République, Nicolas Sarkozy, s’inscrit dans son cadre du «plan jeunes », tant attendu par la jouvence. Ce contrat « d’avenir » devrait aboutir à l’ouverture de négociations sur la rémunération avec à la clé, les minima conventionnels, la protection sociale avec l’amélioration des garanties de prévoyance et la mise en place d’une mutuelle de santé et les conditions de travail dès le 29 avril.

Un fonds d’aide à la modernisation a aussi été créé et une convention sera signée avec Oseo (Etablissemnt public qui soutient l’innovation et la croissance de 70 000 PME en partageant avec elles les risques lors des phases clés de leur cycle de vie en appui des politiques nationales et régionales) pour permettre à ce fonds d’apporter des bonifications pour les prêts, avec pour objectif avoué, en intégrant le cofinancements bancaires en ces temps de crise, l’apport d’un milliard d’euros de prêts sur trois ans à une profession en crise, comme cela s’est déjà fait dans le secteur de l’hôtellerie, où un fond a déjà été mis en place.

A suivre

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Les gargotiers et les mastroquets ont un « contrat » moral avec le pays avec cette histoire de la baisse de la TVA à 5,5 % et de

Les gargotiers et les mastroquets ont un « contrat » moral avec le pays avec cette histoire de la baisse de la TVA à 5,5 % et de la baisse des prix à partir du 1er juillet 2009 pour la restauration

Interrogée sur RTL, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, (qui a visité plusieurs établissements baissant leur prix) n’en a pas moins mis en garde la profession qui s’est engagée à diminuer les prix, « ils ont un contrat avec le pays », a-t-elle indiqué agréablement mais fermement.

Les gargotiers et les aubergistes sont donc priés de mettre la main à la poche car ils se sont engagés à baisser de 11,8 % les prix de certains produits.

Dix produits ont été ciblés comme le café, l’eau minérale ou le plat du jour.

Parmi eux, chaque restaurateur devra en choisir sept sur lesquels il baissera les prix de 11,8 %.

Le tout est de savoir par quel biais le gouvernement va-t-il pouvoir vérifier ceci puisque l’objectif, quand même, est d’en faire profiter les consommateurs, d’où l’idée de proposer à l’aimable clientèle un repas complet avec une TVA à 5,5%, c’est-ce que n’a pas manqué de souligner Didier Chenêt, le président du Synhorcat, qui est le deuxième syndicat des restaurateurs.

La différence se fera donc dans l‘assiette.

A suivre

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Scandale : certains restaurateurs ont préférer encaisser le bénéfice immédiat de cette bonne fortune de réduction d'impôt !

Baisse de la TVA : certains restaurateurs ont préférer encaisser le bénéfice immédiat de cette bonne fortune de réduction d’impôt !

En ces temps de reculade économique, cette bourriche est plutôt la bienvenue pour arrondir les fins de moi, ainsi, nous nous devons d’être plus que attentif pour que cette convention ne soit pas à sens unique, qu’elle ne soit pas uniquement à la charge de l’Etat, donc du contribuable, qui, lui, y sera de sa poche.

Au niveau de la TVA pour la restauration en Europe, la TVA de la France est dans la moyenne des pays européens même si certains pays sont largement en dessous de la moyenne comme l‘Espagne à 7 %..

Le gouvernement et les syndicats de restaurateurs se sont donc réunis le 28 avril au ministère de l'Economie à l'occasion des Etats généraux de la restauration.

Au programme : la signature d’un « contrat d’avenir », qui lie la profession et l’Etat pendant trois ans, et l’annonce des engagements pris par le secteur en contrepartie de la baisse de la TVA accordée par l ‘Etat.

A suivre

Marc-Claude de Portebane ©