Opérations escargots à Clermont-Ferrand et Lyon : les auto-écoles contre la loi "MAQUERON" !

Heureusement que cette opération s'est

effectuée pendant les vacances scolaires :

les auto-écoles bientôt dans le rouge ?

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Vers 7h lundi matin, 150 auto-écoles venues de toute l'Auvergne ont mené une opération escargot pour contester la réforme du permis de conduire qui, selon elles, menace leur survie. Elles ont mis près de 2 heures pour relier Lempdes à la place Delille, à Clermont-Ferrand.

A Lyon, l'opération escargot menée par les auto-écoles et partie ce matin du parking du stade de Gerland a rejoint le centre-ville, en direction de la préfecture.

Alors que la profession des auto-écoles ne devait soi-disant pas ou si peu être concernée par la loi Macron, le vote par les députés des articles 8 et 9 de la loi consacrés au permis de conduire a mis le feu aux poudres ! Les amendements se sont multipliés : fin des 20 h minimum de conduite, encadrement des frais d’accompagnement aux examens et interdiction des frais de présentation, recours à d’autres agents publics (anciens policiers et militaires, mais aussi... agents de La Poste !) en complément des inspecteurs dans les départements où le manque de places se fait le plus ressentir, évaluation préalable pouvant être réalisée en ligne...

Pour exprimer le ras-le-bol de la profession, les manifestations sont organisées en inter-syndicale (CNPA-ER, FNEC, UNIC, UNIDEC...)

La profession se mobilise donc pour faire évoluer le contenu de la loi Macron et s'inquiète, entre autres, du recours possible, introduit par ce nouveau texte, à d'autres intervenants que les inspecteurs pour les examens pratiques du permis de conduire.

Le délai de 45 jours est celui préconisé par la directive européenne sur le permis de conduire. En France, la durée d'attente moyenne pour se présenter à l'examen était de 98 jours en 2013. Pour réduire ce délai, l'article 9 du projet de loi Macron propose de décharger les inspecteurs d'une partie de leurs activités en confiant le passage de l'épreuve théorique (le code) à des organismes agréés et en déléguant le passage du permis poids lourds à l'Éducation nationale.

AUTRE SUJET DE DISCORDE : la suppression du seuil minimal obligatoire de vingt heures de cours avant présentation à l'examen, une disposition qui touche au revenu même de ces souvent très petites entreprises dont l'équilibre financier est précaire, en dépit du coût prohibitif du permis de conduire. Un point sur lequel beaucoup d'enseignants s'accordent, mais ceux-ci veulent avant tout mettre en avant la qualité de la formation, indispensable à la sécurité des jeunes permis.

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