Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a déposé plainte contre le ministre de l’Intérieur auprès de la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à juger les membres du gouvernement pour des actions dans le cadre de leur fonction. Le geste pourrait être essentiellement symbolique car la plainte a peu de chance d’être retenue et d’autres associations anti-racistes ont refusé de s’y associer.

Drapeaux rouges du Mrap à la main, une quinzaine de militants s’étaient rassemblés pour l’occasion devant la CJR avec des pancartes proclamant «Stop à la politique du bouc-émissaire».

Le Mrap reproche à Manuel Valls des propos sur les Roms tenus le 17 septembre, évoquant leurs «modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation». Ses déclarations avaient suscité un fort émoi au sein du PS et du gouvernement. «On a l’habitude de ces charges du côté du FN mais nous assistons avec beaucoup d’inquiétude à une contamination dans toute la classe politique», a déclaré le co-président et avocat du Mrap Pierre Mairat.

«Le monde politique s’est emparé de ses petites phrases assassines. C’est intolérable de la part d’un ministre en responsabilité», a-t-il ajouté, en accusant Manuel Valls d’avoir contribué «au sentiment de rejet (...) de toute une population, petits, grands, bébés et adultes» confondus.

Personne n'a oublié que Manuel Carlos Valls est né le 13/08/1962 à huit heures du soir à la clinique « La Ferroviaria », rue Campoamor dans le quartier d'Horta à Barcelone. Il est l'une des rares personnalités politiques, avec Eva Joly ou Jean-François Placé, à avoir acquis la nationalité française par naturalisation en 1982.

Si Manuel Valls ne veut pas de Roms, pourquoi devrions-nous accepter sur notre sol les "espingouins" (espagnols) qui sont bien moins "français" que nous les vieux de la vieille France qui part en quenouille ?

MCDP