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Disgrâce et grimaces : plusieurs juges font l'objet de sanctions disciplinaires ou de poursuites

L'exécutif veut mettre au pas

 des magistrats devenus gênants !

Plusieurs magistrats font l'objet de poursuites ou de sanctions disciplinaires depuis qu'ils ont déplu au pouvoir sur le déclin et le qui-vive, qui vivra, verra bien la débandade-en-chef des barons du sauve-qui-peut le moins !

Le juge Van Ruymbeke, pour ne citer que lui, a subi les foudres de la place Vendôme et sa carrière est bloquée puisqu'il a été épinglé pour son rôle en marge de l'affaire Clearstream.

En effet, en ces périodes hivernales, il n'est pas de bon ton d'aller "fouiner" dans les moindres recoins de l'Etat profond, et le garde des Sceaux, Michel Mercier, utilise deux matraques pour corriger les juges trop regardants : l'inspection générale des services judiciaires (IGSJ) et le conseil supérieur de la magistrature (CESM).

Ainsi, d'après le secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM) Matthieu Bonduelle, "On a assisté à une instrumentalisation de ses deux organes, auxquels le ministre veut faire jouer le rôle du père Fouettard des magistrats qui dérangent".

 La mise au pilori disciplinaire du juge d'instruction Patrick Ramaël spécialisé dans les dossiers politiquement sensibles en est le dernier exemple en date.

Patrick Ramaël qui a perquisionné le siège de la DGSE enquête sur la disparition, à Paris, en 1965, de Ben Barka.

Si le garde des Sceaux reconnaît que ce juge est "un magistrat pénaliste expérimenté et consciencieux", cela ne l'a pas empêché de le poursuivre devant le CSM pour des "fautes" jugées minimes : on lui reproche le délai "anormalement long" dans le traitement de deux affaires et son "comportement inadapté à l'égard de sa hiérarchie".

En clair, "... on lui reproche de ne pas avoir été fayot avec ses supérieurs" s'est indigné Matthieu Bonduelle.

Pour l'avocat de Patrick Ramaël, Me Alexis Gublin, il s'agit d'une "tentative de destabilisation inacceptable".

Or, le juge Patrick Ramaël a instruit le dossier Guy-André Kieffer, le journaliste français disparu en Côte d'Ivoire où, la encore, il n'a pas hésité à perquisitionner... l'Elysée.

Ah ! Si Patrick Ramaël avait effectué une perquisition en bonne et indue forme, sans aucune autre forme de procès, du siège du PS, il serait peut-être, à l'heure actuelle, sous-ministre des fréquentables, non ?

Le prochain sujet de philo 2013 ne pourrait-il pas prendre pour modèle la citation de Romain Guilleaumes (Salmigondis), " En démocratie, grands cœurs et petits esprits sont les fléaux qui légitiment la démagogie et le populisme, répugnants parasites d'un fruit qui eut pu être si délicieux" ?

 Paul TOP   

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