Affaire Clearstream : Villepin joue les victimes alors que ça rigolait dur quand Sarko était sur la touche

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a appelé lors de son point de presse hebdomadaire à na "pas confondre" victimes et prévenus dans l'affaire Clearstream dont le procès s'est ouvert lundi, relevant que les prévenus "devront s'expliquer".

Interrogé sur le choix du chef de l'Etat de se constituer partie civile dans ce procès, M. Lefebvre a répondu que "dans cette affaire, il y a des victimes et il y a des prévenus".

"Il ne faut pas (les) confondre", a-t-il ajouté.

"Et il va bien falloir que M. de Villepin s'explique devant le tribunal correctionnel où je rappelle qu'il a été convoqué par des juges indépendants", a ajouté le porte-parole du parti présidentiel.

"Si le président de la République a souhaité aller devant la justice, c'est tout simplement pour que plus jamais on ne revoie une affaire comme celle-là dans notre pays", a-t-il ajouté.

"Les prévenus devront s'expliquer. La vérité sortira et je fais confiance à la justice de mon pays pour que ce soit le cas", a enchaîné M. Lefebvre.

"Il y a quelques mois, j'avais dit que la ficelle était grosse et qu'après les faux listings on essayait de nous faire la fausse victime. Je n'en dirai pas plus", a-t-il poursuivi.

Ces propos ont été tenus avant l'ouverture du procès devant le tribunal correctionnel de Paris où, pénétrant dans la salle d'audience, M. de Villepin a déclaré y être "par la volonté d'un homme" et "l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française".

M. Lefebvre a par ailleurs ironisé sur les déclarations du député socialiste Arnaud Montebourg qui avait estimé dimanche que le président de la République "devrait immédiatement, avant l'ouverture du procès, retirer sa constitution de partie civile".

"Après avoir été porte-parole de Mme (Ségolène) Royal, et on voit comme cela lui a réussi, M. Montebourg est maintenant porte-parole de M. de Villepin, c'est son affaire", a-t-il déclaré.

Commentaires (1)

Jean-Charles Duboc
  • 1. Jean-Charles Duboc (site web) | 23/09/2009


Ce « procès-spectacle » est digne du totalitarisme mafieux qu’est devenue la Vème République sous François Mitterrand. En effet, nous ne connaîtrons jamais le fond de l’affaire Clearstream, à savoir les destinataires des rétro-commissions de la vente des frégates à Taïwan ni les bénéficiaires du détournement des indemnités de la guerre du Golfe attribuées à la France en 1991 par les pays arabes:

http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/

Jean-Charles Duboc

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