Décès du jeune de Firminy après une nuit d'émeutes : allons-nous vers une dictature ?

Jamais nous ne tolèrerons une dictature dans notre pays.

Loire - Décès du jeune après une nuit d'émeutes

Firminy (Loire)
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Crédit Photo : TF1/LCI

Firminy (Loire)

Décès du jeune après une nuit d'émeutes
  • Le jeune homme, dont la tentative de suicide au commissariat de Chambon-Feugerolles avait provoqué une nuit d'émeutes, est décédé.

  • Dans la nuit de mardi à mercredi, de violentes émeutes ont éclaté : des bandes de jeunes ont affronté la police pendant plusieurs heures.

- le 08/07/2009 - 17h05
Mis à jour le 08/07/2009 - 17h23

Le jeune homme, qui avait tenté de mettre fin à ses jours dans un commissariat du Chambon-Feugerolles, lundi soir, est décédé mardi après-midi à l'hôpital. L'annonce de sa tentative de suicide avait provoqué une nuit d'émeutes et d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre. Plus tôt dans la matinée, le procureur avait affirmé qu'il écartait a priori "la thèse de la bavure policière."  De leur côté, les parents du jeune décédé avait lancé des appels au calme pour mettre fin aux violences.  "J'ai parlé avec les jeunes en leur disant que ça ne sert à rien de brûler  et de casser. Ce n'est pas une solution. Mais je ne suis pas arrivé à les  calmer", avait déclaré Abdelkader Benmouna, le père du jeune. "J'ai lancé un appel au calme, ça ne sert à rien de brûler, de casser", a ajouté sa femme, Malika.

Neuf personnes en garde à vue 

"Tout a commencé vers 21 heures. Les jeunes se sont révoltés, c'était une grosse émeute, qui a duré quatre à cinq heures". Un animateur de quartier décrit ainsi les violences qui se sont emparées mardi soir et qui ont vu des bandes de jeunes affronter la police. Peu après 3h30 mercredi matin, des poubelles flambaient encore dans le quartier du Grand H, au sol s'amoncelaient des déchets et des cailloux, et on pouvait encore sentir l'odeur de pneus brûlés. Bilan de cette nuit agitée : pas mal de dégâts... et neuf personnes placées en garde à vue.

Le geste de Mohammed Benmouna semble disproportionné si on le rapporte au motif qui avait conduit à sa garde-à-vue, selon le parquet de Saint-Etienne : il s'agissait d'une affaire de tentative d'extorsion de fonds. Le jeune homme s'était pendu, et avait été hospitalisé dans le coma au service des urgences du CHU de Saint-Etienne. L'Inspection générale de la police nationale, saisie par le parquet, s'intéresse désormais particulièrement aux matériaux, de type placoplâtre, qui constituaient la cloison de sa cellule. Les parents de Mohammed ont demandé au procureur de la République de visiter la cellule de garde-à-vue en compagnie de leur avocat, "afin de comprendre ce qui s'était passé".

D'après agence

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