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HALTE au projet de porcherie à Chirat l'Eglise : STOP A LA MUTILATION des dents et queues des porcs !

Le rapport du commissaire-enquêteur

ne parle pas de sujets qui fâchent :

EXIGEONS que l'on nous informe

correctement sur le meulage des dents

et la coupe des queues des porcelets !

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Voici ce que l'on ne vous dit pas pas à propos des pauvres porcs élevés dans des élevages sur caillebotis !!!

Les textes réglementaires interdisent aujourd'hui de couper les queues et de meuler les dents à vif des porcelets de manière routinière.  

Avant d’effectuer cette mutilation, l’éleveur devrait « démontrer preuve à l’appui, l’existence de caudophagie » (morsures des queues par d'autres porcs) et ce malgré la mise en œuvre des pratiques visant à diminuer la sur-agressivité. Aujourd’hui, il n’existe aucune liste officielle des « pratiques visant à diminuer la sur-agressivité » et donc aucune mesure de prévention proposée aux éleveurs. 

Concrètement, nous constatons de nombreuses infractions et beaucoup de porcelets ont aujourd’hui la queue et les dents systématiquement coupées.

Extraits des textes réglementaires 

Annexe 1

8) Toutes les procédures destinées à intervenir à d'autres fins que thérapeutiques ou de diagnostic ou pour l'identification des porcs conformément à la législation applicable, et provoquant des dommages ou la perte d'une partie sensible du corps ou une altération de la structure osseuse, sont interdites, sauf dans les cas mentionnés ci-après :

— la réduction uniforme des coins des porcelets par meulage ou section partielle est autorisée pendant les sept jours suivant la naissance et doit laisser une surface lisse et intacte. Les défenses des verrats peuvent être réduites dans leur longueur si nécessaire pour prévenir toute blessure causée aux autres animaux ou pour des raisons de sécurité,

— la section partielle de la queue,

— la castration des porcs mâles par d'autres moyens que le déchirement des tissus,

La section partielle de la queue et la réduction des coins ne peuvent être réalisées sur une base de routine, mais uniquement lorsqu'il existe des preuves que des blessures causées aux mamelles des truies ou aux oreilles ou aux queues d'autres porcs ont eu lieu. Avant d'exécuter ces procédures, d'autres mesures doivent être prises afin de prévenir la caudophagie et d'autres vices, en tenant compte du milieu de vie et des taux de charge. Pour cette raison, les conditions d'ambiance ou les systèmes de conduite des élevages doivent être modifiés s'ils ne sont pas appropriés.

(11) « La section partielle de la queue, la section partielle et le meulage des dents peuvent causer aux porcs une douleur immédiate, qui peut se prolonger. La castration peut entraîner une douleur de longue durée qui est encore plus vive en cas de déchirement des tissus. Ces pratiques nuisent donc au bien-être des porcs, en particulier lorsqu’elles sont exécutées par des personnes non compétentes et inexpérimentées. En conséquence, des règles doivent être définies afin d’améliorer ces pratiques.»

La section partielle des queues


La section partielle des queues des porcelets, généralement âgés de quelques jours, se pratique couramment afin de réduire le risque de caudophagie (morsure de la queue). A cette occasion, la moitié de la queue est sectionnée. Cette opération est douloureuse pour les porcelets et peut induire des infections et des abcès.

Les raisons de la caudophagie sont complexes. Les preuves d'ordre anecdotique et scientifique indiquent que la surpopulation, l'absence de litière, le servage précoce et le système de nourrissement utilisé peuvent y contribuer, que l'on prenne ces élément séparément ou ensemble. En pratiquant une bonne gestion et en prévoyant suffisamment d'espace, de nourriture et de litière, la caudophagie peut être évitée sans que l'on ait besoin de sectionner les queues.

La section partielle et systématique des queues est soi-disant interdite par les directives européennes actuelles mais la pratique ne l'est pas pour autant, et les éleveurs peuvent décider s'ils l'estiment nécessaire ou non. En conséquence, elle est encore largement pratiquée dans de nombreux pays, dont la France.

La castration

La castration est pratiquée comme moyen d'éviter les traces de scatol dans la chair et on pense aussi qu'elle réduit l'agressivité. La castration sans anesthésie est très douloureuse pour les porcelets âgés de huit jours ou plus, et est tout aussi pénible pour les porcelets plus jeunes encore.

La castration est autorisée par la législation européenne actuellement en vigueur bien qu'elle ne soit plus pratiquée dans certains pays, puisque la plupart des porcs sont abattus avant même d'arriver à la maturité sexuelle et la question du scatol ne se pose donc plus. L'agressivité dont font preuve les porcelets entre eux peut être traitée d'une autre manière, comme par exemple éviter de mélanger les porcelets qui ne se connaissent pas et maintenir des groupes sociaux stables.

La section des dents


On pratique souvent la section des canines supérieures chez les porcelets afin de réduire le risque de blesser les autres porcelets et les tétons de la truie. Toutefois, la plupart des éleveurs estiment qu'il n'est pas nécessaire de pratiquer cette opération, qui peut causer des souffrances, de l'infection et des problèmes à long terme provoqués par la chute des dents.

Le Rapport du CSV (1997) établit qu'il faudrait privilégier le limage des dents plutôt que la section de celles-ci, mais que des efforts devraient être consentis pour éviter cette pratique notamment en améliorant les systèmes de gestion, une recommandation qui pourrait être reflétée dans les dispositions législatives européennes.

Les associations françaises de défense des animaux sont, par principe, contre toute forme de mutilation (castration, section partielle des queues, section des dents, limage des dents). Le limage des dents pourrait être toléré au cas par cas, lorsque les lésions provoquées par les porcelets à la truie sont graves, mais cette pratique ne devrait jamais être systématique. La castration des porcelets devrait être interdite dans tous les systèmes de production.

PMAF et COLLECTIF ANTI-PORCHERIES EN FRANCE

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Commentaires (1)

grard
Il y a des alternatives à mettre au point pour adopter une éthique digne de notre temps

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